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Pas de temps pour la douleur : À quel moment en faire fi et à quel moment s’arrêter

Il y a la bonne douleur et la mauvaise douleur. Nous vous aiderons à faire la différence entre les deux.

Par Leslie Barker

Vous courez peut-être sur une colline plus pentue qu’à l’habitude lorsque votre douleur chronique au genou se déclenche et vous fait hurler à mi-chemin. Ou bien vous faites des longueurs et soudain, bouger vos bras épuisés une fois de plus vous semble insurmontable.

Ou peut-être qu’en ramant pendant votre cours d’Orangetheory Fitness, vous sentez une torsion dans le muscle de votre mollet. Ou encore, en soulevant un énième poids pendant la même séance, cette douleur lombaire agaçante est de retour en force.

L’un ou l’autre de ces événements vous a probablement incité à vous arrêter dans votre élan et à prononcer une certaine formule de deux mots accompagnée d’un haussement d’épaules les paumes levées :

j’arrête tout.

Mais devriez-vous?

La réponse simple : des fois, oui, des fois non. La réponse plus compliquée : ça dépend.

Vous ne voulez pas vous faire encore plus mal, mais vous ne voulez pas non plus vous pénaliser en ne donnant pas votre maximum.

« Commencez par une petite auto-analyse », dit Irene Lewis McCormick, directrice principale de l’éducation du conditionnement physique pour Orangetheory Fitness. « Posez-vous les questions suivantes :

vous devez porter attention à vos signaux physiques : douleur au genou, douleur à la hanche, douleur aux articulations, incapacité de reprendre votre souffle, vertiges », dit-elle. « Si c’est de nature médicale, vous devez cesser immédiatement. Cependant, si c’est de nature psychologique, du genre "Oh! mon Dieu, je ne veux pas courir ces 30 dernières secondes!", vous devez poursuivre l’entraînement. »

De nombreuses études ont été menées sur le lien, voire la compétition, entre l’esprit et le corps pendant l’exercice. « Vous pouvez vous sentir abattu », dit Irene, « mais des recherches ont démontré que vos réserves sont à environ 60 % à ce moment précis. »

Une étude menée par Samuele Marcora, directeur de recherche à la School of Sport & Exercise Sciences de l’université du Kent en Angleterre, développe la bataille entre le corps et l’esprit.

« La performance n’est pas directement limitée par la fatigue musculaire, mais plutôt par la perception de l’effort », dit-il dans un article du magazine Shape. « Nous créons nos propres limites en grande partie à cause de ce que notre cerveau pense ressentir plutôt qu’à cause de ce qui se passe réellement dans nos muscles. »

« Déterminer si l’esprit ou le corps l’emporte lors d’un entraînement est une question ouverte », explique le physiologiste de l’exercice Fabio Comana, qui enseigne les sciences du comportement à l’université d’État de San Diego et conseiller scientifique pour Orangetheory Fitness.

« L’esprit dit "une série de plus", mais nous parlons ici de la qualité des répétitions », dit-il. « Il faut respecter la biologie du corps humain. Lorsque vous dites : "Mon énergie est complètement épuisée; je suis à court d’énergie et je ne peux pas vous en donner une autre" et que vous ne le faites pas, le corps l’emporte alors sur l’esprit.

« Inversement, dit-il, votre esprit pourrait dire : "Encore un saut de grenouille, quoiqu’il arrive", et vous le faites. Dans ce cas, c’est l’esprit qui l’emporte sur le corps », dit-il. « En fait, je recommande les deux de temps en temps. »

Vous voulez faire passer l’inconfort. Cependant, vous devez faire particulièrement attention à ne pas faire passer la douleur (si vous le faites). Ida Mohebpour, 30 ans, qui fréquente le studio Orangetheory Fitness à Glendale, en Arizona, est très consciente de ce qu’elle ressent lors d’un cours.

« J’ai beaucoup de limitations physiques dans mes genoux et tout me fait mal, tout le temps », dit-elle. « Je peux ajuster ce que je fais pour soulager une partie de la douleur, mais il y aura aussi des douleurs ou des courbatures, parce que je fais travailler des muscles qui n’ont pas été utilisés depuis longtemps. Je fais également une pause pendant les entraînements pour étirer le muscle qui me fait mal ou utiliser des poids plus légers pour m’assurer que je ne me blesse pas. »

Les entraîneurs d’Orangetheory sont formés pour aider les membres à déterminer ce dont leur corps est capable un jour donné, au cours d’un entraînement donné.

« Mettez-vous au défi », dit Fabio, mais à la fin du cours, je veux que vous vous sentiez euphorique et pas complètement épuisé. Je veux que vous vous sentiez gonflé à bloc.

Je sais que vous êtes enthousiaste, mais si vous essayez de vous tuer, vous abandonnerez parce que vous avez mal. Lors des entraînements, c’est la qualité qui compte et non la quantité. »

Une dernière chose : pour éviter autant que possible tout malaise, veillez à intégrer le mouvement à tout moment dans vos journées et pas seulement à l’heure de votre entraînement. Cliquez ici pour voir les sept étirements utiles.

Nous avons demandé à Fabio Comana de commenter plusieurs interruptions physiques courantes qui surviennent lors des entraînements. Voici ce qu’il avait à dire :

 

Douleur soudaine au genou pendant la course. « C’est inquiétant. L’inconfort lié à la fatigue ou à l’effort est acceptable et fait partie de l’entraînement normal, mais une douleur aiguë et soudaine ne l’est pas », dit Fabio. « Arrêtez immédiatement l’activité », conseille-t-il, « et faites appel à l’expertise d’un professionnel ».

Crampe au mollet.« Les crampes musculaires ont longtemps été associées à la déshydratation, à une perte excessive de liquide et d’électrolytes par la transpiration, et à des environnements chauds et humides », dit-il. « Aujourd’hui, de nombreux experts pensent que les crampes sont liées à la fatigue neurale, qui implique un apport nerveux anormal dans le muscle. » Quoi qu’il en soit, selon Fabio, « la personne doit arrêter de faire de l’exercice et se laisser du temps pour récupérer afin de rétablir une fonction neurale normale, et boire des liquides contenant des électrolytes ».

Mal de tête. Il peut être sans rapport avec l’exercice physique et être provoqué par le stress, l’anxiété, le manque de sommeil, la déshydratation, les médicaments, les changements hormonaux ou les bruits forts « qui pourraient être un problème dans une classe d’OTF », dit-il. Cependant, ajoute-t-il, « si le mal de tête est exacerbé par l’exercice ou si le mal de tête diminue la capacité à faire de d’exercice, la personne ne devrait pas faire d’exercice ou même en diminuer l’intensité ».

Mal de dos. Cela peut être lié à un muscle qui n’est pas complètement échauffé, à une mauvaise technique ou à une mauvaise position du corps. « Cela peut déclencher quelque chose de complètement bénin ou devenir une source majeure de maux de dos », dit Fabio. L’inconfort peut se résoudre de lui-même ou s’aggraver, ce qui entraînerait des spasmes musculaires qui nécessiteraient des soins médicaux.

Mal de dos chronique. C’est une toute autre question, dit-il, qui devrait être évaluée avant de participer à tout exercice. Le professionnel de la santé peut suggérer de réduire ou d’arrêter temporairement les charges d’exercice ou d’ajuster les entraînements pour ne pas aggraver la douleur.

Fatigue générale. Il est normal d’en ressentir un peu pendant un entraînement, mais si elle se produit avant l’exercice, elle peut indiquer un manque de sommeil, un mauvais apport nutritionnel ou un malaise général associé à un surentraînement ou à l’apparition d’une maladie. « Elle augmente le risque de blessures potentielles, et on ne doit pas l’ignorer », mentionne Fabio. Il suggère de mettre l’accent sur la qualité (« bonnes répétitions ») plutôt que sur la quantité de mouvements (s’efforcer d’effectuer le plus grand nombre de répétitions possible). Ou bien vous pouvez simplement sauter l’entraînement et vous reposer.

Nausée. Qu’il s’agisse d’une maladie ou d’une réaction à quelque chose que vous avez mangé, « vous devez éviter de faire de l’exercice, car cela altère notre fonction gastro-intestinale, donc peut provoquer plus de problèmes », dit-il. « Les exercices de haute intensité qui élèvent les niveaux de lactate et d’hydrogène dans le sang peuvent provoquer des nausées. Si cela en est la cause, ralentissez. »